Citroën Berlingo, à fond la caisse…

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Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Et pour cause, c’était il y a déjà 23 ans ! J’étais (jeune) journaliste un peu curieux (pléonasme) et je venais de publier un article “scoop” sur la future Renault Kangoo. Quelques jours plus tard, je recevais un appel surprenant… Luc Epron, alors directeur du marketing-produit de la marque Citroën, me conviait après lecture du sujet, à venir découvrir la rivale Citroën du Kangoo. A condition que je verrouille ma langue. Luc Epron était alors un personnage discret, voire taiseux, qui prenait de nombreuses notes sur des petits calepins lors de ses réunions quasi-quotidiennes. Une compilation incroyable de petits secrets en tous genres de l’envers du décor. Bref, langue verrouillée, je découvris celle qui allait s’appeler Berlingo. Elle était verte, comme la couleur de lancement et ne disposait pas de porte latérale coulissante au contraire de la future Renault Kangoo. Qu’importe, Luc Epron voulait absolument connaître mon ressenti devant cette nouvelle race d’automobile : les ludospaces. Mes références étaient donc nulles puisque rien de semblable n’existait encore. Chez Citroën, j’avais éventuellement la possibilité de tourner le regard vers la… C15, une Visa greffée d’un caisson arrière. Alors évidemment, je trouvais l’idée plutôt sympa devant le Berlingo avec son style sans décrochement entre la “cabine” et le “fourgon”. C’était nouveau pour nous… L’engin était destiné à une petite famille sans grands revenus. Il faut dire qu’à l’époque, le Scénic de Renault et la Xsara Picasso de Citroën n’existaient pas encore ! Donc on trimbalait la famille, au mieux dans un long break, au pire à cinq dans une compacte… Douce France !

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23 ans après, Citroën dévoile la 3e génération du Berlingo avec deux longueurs (4,40 m et 4,75 m), des versions à 5 ou 7 places, deux portes coulissantes avec des vitres descendantes, des Airbump, une personnalisation poussée, 19 aides à la conduite, une plate-forme de berline – la nouvelle EMP2 – mais une offre moteurs encore un peu plus tournée vers le diesel que l’essence. Bref, une génération qui n’a plus grand chose à voir avec celle qui succéda à la Citroën C15.

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Son style n’étonne pas puisqu’il reprend les fondamentaux Citroën avec le double niveau d’implantation des optiques avant. Il n’en reste pas moins que les efforts sont gigantesques pour gommer l’origine de cette nouvelle génération : un véhicule qui sera avant tourné vers une offre utilitaire.

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Le contexte a également changé avec l’arrivée des monospaces, et équipée comme elle promet de l’être, la Citroën Berlingo 2018 devrait afficher des tarifs qui n’ont plus rien à voir avec “le ludospace réservé aux familles modestes”. Il l’est désormais pour les familles recomposées ! Mais à quel prix ? On le saura au cours du second semestre…

Et pour en finir avec cette séquence “souvenirs”, j’ai remarqué que l’une des photos de la communication presse pour le nouveau Berlingo ressemblait fort à celle de la “propagande” pour la 2CV, où le photographe (voir-ci-dessous) mettait en exergue les bienfaits d’une virée champêtre en famille. J’ose espérer que c’est volontaire mais j’ai quand même un léger doute…

Copyright William Crozes @ Continental ProductionsLIGNESAUTO2

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