PSA et Renault face à l’ogre VW, côté silhouettes…

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Voici un petit sujet factuel et assez démonstratif : quel est le constructeur français qui propose, en France et en Europe, le plus grand nombre de modèles, de silhouettes en quelque sorte. Et face à nos représentants, comment se positionne l’ogre Volkswagen ?
Les silhouettes, ce sont les différentes carrosseries disponibles pour un segment donné : berline, break, coupé, SUV, monospace…

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En vert : la présence du constructeur dans le segment. En rouge, son absence. Colonne de gauche, en rouge, les segments qui disparaissent ou sont peu représentés.

Passer d’une silhouette à l’autre demande des investissements conséquents. J’ai encore en mémoire pour l’avoir vécu, une présentation de Jean-Marc Galès alors patron des produits des marques Peugeot et Citroën dévoiler à ses collaborateurs la silhouette cabriolet quatre places à capote en toile de la Peugeot 208, et leur dire aussi vite que ce projet ne se ferait pas car il nécessitait environ 200 millions d’euros de développement d’industrialisation et le groupe traversait alors une mauvaise passe.
Pas étonnant dès lors que le nouveau patron du groupe PSA, Carlos Tavares, ait d’entrée de jeu annoncé la limitation drastique du nombre de silhouettes proposées par le groupe PSA. Ainsi, Peugeot ne propose plus de monospace dans sa gamme, préférant s’appuyer sur des SUV disposant de certains attributs du monospace. Bonne idée, si ce n’est qu’en face, Renault et Volkswagen proposent tous les deux les deux silhouettes dans le segment M1, le plus porteur. Ci-dessous l’offre Renault avec son monosapce Scénic et le SUV Kadjar.renault-scenic-jfa-ph1-range.jpg.ximg.l_4_h.smartrenault-kadjar-hfe-ph1-range.jpg.ximg.l_4_h.smart
Le Renault Scénic et le Renault Kadjar sont deux offres différenciées en termes de style et de prestations. Face à eux, le Peugeot 3008 est seul pour défendre (plutôt bien du reste) sa place.

Notre petit tableau récapitulatif n’a d’autre ambition que de faire un point à un temps “T” (aujourd’hui) et il met en avant plusieurs vérités de l’univers automobile. La première est que le segment des monospaces du segment B2 (les anciennes 1007, Modus ci-dessous, etc) n’existe plus. Il a été en partie seulement remplacé par des SUV.

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Autre vérité : la marque Citroën connaît un grand vide dans le segment M2 des routières puisque seule la prochaine C5 Aircross tentera à court terme de combler ce gouffre. Et là encore, il s’agit d’un SUV.

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On remarque aussi, sans surprise, que le segment du coupé B2 (on y trouvait la Wind de Renault mais aussi la 206 CC…) a totalement disparu des radars. Même chose pour le segment des “coupés et/ou cabriolets” du segment M1 où la Mégane coupé, la Peugeot RCZ et la Scirocco ont disparu. C’est récent pour la VW qui peut compter pour un temps seulement sur les deux variantes de sa Coccinelle moins sportives cependant.img-3

A l’inverse, la petite berline du segment B2 (Clio, Polo, 208 et C3) est bien vivace mais attention, d’ici une ou deux générations, elle pourrait céder sa place (en terme de volume) au nouveau marché des SUV de ce segment, les Captur, 2008, C3 Aircross et VW T-Cross à venir.
Ce n’est pas une réelle surprise de voir que VW propose 20 silhouettes lorsque Citroën bloque à 12. Et encore avons-nous eu la bonté de comptabiliser les électriques C-Zéro hors d’âge, l’e-Méhari pas très cohérente ou encore l’ancienne génération de Berlingo électrique. Même remarque pour le cousin Peugeot…

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Pour autant, les ventes d’une marque ne sont pas forcément liées à l’augmentation de l’offre des silhouettes dans la gamme. En revanche, être riche de nombreuses silhouettes comme Volkswagen ne pénalise pas non plus  le business !

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