DS3 Crossback : l’heure de vérité !

C’est l’heure de vérité pour la DS3 Crossback.
Ou plutôt : l’heure de vérité pour la marque DS, née en 2014 sans produits nouveaux et qui a survécu tant bien que mal jusqu’à la présentation du premier véhicule de la re-renaissance : la DS7 Crossback.
L’heure de vérité, car ce n’est pas la DS7 Crossback qui assurera le plus gros des volumes de ventes, mais bien cette nouvelle DS3 Crossback présentée aujourd’hui.

Rappelons avant de se pencher sur le berceau du nouveau-né que depuis cette année, les DS4 et DS5 ne sont plus produites et que seule la DS3 née en 2010 et sa petite sœur cabriolet soutenaient la marque jusqu’à l’arrivée de la DS7 Crossback . La “petite” DS3 Crossback n’est pas la remplaçante directe de la DS3 car c’est une cinq portes qui emprunte les codes de l’univers SUV. Comme il s’agit d’un produit “premium”, il faudrait la comparer à ses deux principales rivales : l’Audi Q2 et la MINI Countryman. Pourtant, il n’est pas utopique d’imaginer que la nouvelle DS viendra ratisser bien plus largement sur les platebandes des généralistes qui s’avèrent être très nombreux dans le monde des SUV du segment B2.

Pour Yves Bonnefont, Directeur Général de DS Automobiles, « la DS 3 Crossback s’inscrit parfaitement dans la seconde génération de DS : leadership technologique et raffinement unique. Avec elle, DS Automobiles écrit un nouveau chapitre de son histoire : celui de l’électrification. Dans sa version E-TENSE, la DS 3 Crossback est 100 % électrique, avec zéro compromis sur le style et les prestations. »

Eric Apode, Directeur Produits de DS Automobiles assure que « la DS 3 Crossback propose une nouvelle expérience automobile, unique, dans la lignée des prestations exceptionnelles de DS 7 Crossback. Tous les ingrédients sont réunis pour séduire et fidéliser une clientèle exigeante, qui ne veut rien sacrifier à la taille et à la compacité.”
Rien sacrifier à la taille et pourtant la nouvelle DS est la plus courte du segment avec 4,11 m mais après-tout, l’Audi Q2 (ci-dessous) toise sous les 4,20 : 4,19 exactement…

Mais il poursuit en expliquant que ” les amateurs de beaux objets seront séduits par son design sculptural, la créativité de ses intérieurs et le soin apporté jusque dans les moindres détails. Et les technologies d’avant-garde permettront aux clients une expérience de conduite empreinte de confort, de bien-être, de sérénité et de plaisir, sur tous les types de parcours et d’usages, que ce soit en motorisation thermique ou 100 % électrique. La DS 3 Crossback est un concentré de DS : du raffinement et de la technologie dans une carrosserie compacte. C’est une étape déterminante dans le déploiement et la croissance de DS Automobiles. »

Bertrand Dantec, responsable design de la DS3 Crossback évoque le design intérieur qui est tout à fait dans la veine des concept-cars présentés jusqu’alors.
“C’est un intérieur qui a une unité puisque nous avons pris comme source d’inspiration le style identitaire DS à savoir sa trame.
Ainsi, la façade centrale reprend cette trame dans les formes des décors et des commandes sensitives.”

“Les deux aérateurs centraux sont déclinés dans la même thématique et trouvent parfaitement leur place au cœur de cet ensemble.
Un point important d’ailleurs : nous avons intégré les aérateurs dans les portes pour purifier, mettre en avant la planche de bord et sa confection.
Et enfin, c’est un habitacle 100 % numérique, où les écrans ont la part belle, à l’image de ceque nous avons fait sur nos derniers concept-car comme DS E-TENSE.
A la clé, modernité et cohérence, puisque l’intérieurs’inscrit dans la continuité de DS 7 Crossback avec les « Inspirations DS ».

 


La DS3 Crossback fait-elle mieux que l’Audi Q2 et la MINI Countryman ?

Côté design


Il est amusant de comparer ces deux esquisses : ci-dessus celle de la DS3 Crossback de 2018 et ci-dessous, celle de la DS3 Inside de 2010 !


« Des proportions parfaites, que ce soit de profil ou vue de l’arrière, des grandes roues, une longueur contenue, une présence sur la route qui en impose, DS 3 Crossback se distingue au premier coup d’œil. Une silhouette pure tout en muscles, telle une sculpture, sublimée par une signature lumineuse envoutante. »
C’est en ces termes que Thierry Metroz, directeur du design DS Automobiles, décrit la nouvelle venue.

Qu’en est-il de l’Audi Q2 ci-dessous ?

L’Audi Q2 reste pour moi me contre-exemple des productions de la marque : son style est en décalage par rapport au reste de la famille “Q” et le travail des flancs, inédit pour le constructeur allemand, n’est pas sans rappeler celui que l’on trouve chez… Skoda ! Un comble ou alors, une sacrée récompense pour Skoda !
Le panneau de custode personnalisable semble un peu désuet (limite panneau de custode de… Citroën BX !) et il a été vu sur de nombreux produits auparavant.
Reste une proue identifiable entre mille avec cette calandre statutaire. Et Audi reste l’un des meilleurs au monde quant à la finesse de ses encadrements de portières et des lécheurs toujours bien intégrés et discrets. Comme la voiture est souvent proposée sans entourage de vitres chromés, on ne peut même pas saluer là aussi leur finesse générale.

L’aileron de requin, dessiné par Frédéric Soubirou, date de 2010


L’aileron de requin est réinterprété cette année sur la DS3 Crossback malgré la présence de portes arrière !

Parler de Design pour évoquer la DS3 Crossback, c’est avant tout se remémorer la DS3 trois portes (qui reste au catalogue quelques temps encore aux côtés du nouveau SUV) et de son L’aileron de requin, cher au designer de la DS3 – Frédéric Soubirou -. Il est maintenu ( Frédéric aussi, puisqu’il œuvre désormais au design…DS) malgré la présence de deux portes arrière.
Un ensemble qui – ouf ! – semble bien moins chargé qu’on pouvait le craindre. Monsieur “plus de chrome” était en congé lors de la genèse semble-t-il et la DS3 Crossback fait juste ce qu’il faut pour avertir qu’elle vogue dans l’univers du “premium” sans en rajouter des tonnes.

Côté qualité

Côté MINI (ci-dessous), la qualité des cuirs, du montage, des trains roulants, des motorisations est copiée sur les référents BMW, alors…

La DS3 Crossback (ci-cessous) n’aura rien à envier à la Mini et proposera plus de finitions que l’Audi Q2 : 10 thèmes de jantes, 10 teintes de caisse – dont le nouveau Bleu Millenium du dream-car DS X E-TENSE – et 3 couleurs de pavillon constituent le socle de personnalisation du véhicule qui offrent 5 Inspirations DS : MONTMARTRE, BASTILLE, PERFORMANCE Line, RIVOLI, OPERA et l’Edition Limitée de lancement “La Première”.
Ces Inspirations typent l’intérieur, pour en faire un espace à soi : confections cuirs grainés ou Nappa pleine fleur avec finition “Art Leather”, surpiqûres au point perle ou au motif diamant, textile tressé, Alcantara®, volant cousu main et en cuir pleine fleur y compris le coussin d’airbag, décors en finition chrome brillant avec un traitement guilloché façon Clou de Paris…

Faut-il le rappeler : l’ingénierie de l’Audi Q2 (ci-dessous) a été développée par ItalDesign Giugiaro.
La société italienne désormais partie intégrante du groupe Volkswagen a de très lourds moyens de conception et une véritable expérience, notamment dans l’établissement d’un niveau de qualité obtenu dès la conception industriel du produit.

Nous ne ferons pas l’affront d’écrire que c’est également ItalDesign qui s’était occupé de l’industrialisation de la… Citroën C3 Pluriel !
Il y a prescription. Avec les standards exigés dans le cahier des charges du constructeur allemand, sa “filiale” de conception industrielle aura traqué le moindre défaut !

Côté production

La DS3 Crossback est-elle produite en France ? La réponse est oui.
Audi réplique avec une Q2 produite en Allemagne.
C’est bien du “made in chez nous” pour chacune d’entre elles.


L’Audi Q2 est produite “pour le monde entier” en Allemagne sur le site industriel légendaire d’Ingolstadt.

La DS3 Crossback revendiquant le savoir-faire et le luxe à la Française, il était évident qu’elle serait produite en France.
C’est le site de Poissy qui en aura la charge, un site qui s’est vu gratifier récemment d’un autre nouveau modèle à produire dans les prochaines années. La grande sœur de la DS3 Crossback, la DS7 éponyme, est produite à Mulhouse (voir ci-dessus), toujours en France donc.

Le site de production de Poissy compte actuellement 4000 collaborateurs. C’est début mai, que ses équipes ont vu naître le première DS 3 Crossback au sein d’un dispositif industriel entièrement rénové, dans le cadre d’un programme de 150 millions d’investissement : nouvel atelier ferrage, nouvelle génération de procédé ‘laques en peinture’, et nouvel atelier montage.

Peut-on craindre qu’une usine comme celle de Poissy habituée à produire des véhicules de grande diffusion ne soit pas à la hauteur pour produire une voiture située dans le “premium” ? Non, la réponse est définitivement non. Car l’usine de Poissy a les mêmes critères de qualité de fabrication que toutes les usines PSA sur le globe.
Faut-il rappeler à ce titre que la DS7 Crossback est produite aux côtés de la Peugeot 2008 (voir ci-dessus) et que sa qualité n’en pâtit pas, bien au contraire. C’est la 2008 qui profite des critères de production “premiums” instaurés à Mulhouse. Il en sera de même à Poissy pour la DS3 Crossback.

 

Côté baroudeur

Pas de quatre roues motrices pour la DS3 Crossback dans ses versions thermiques.
Mais l’apport d’une transmission intégrale sur le segment des SUV du segment B n’est pas forcément un argument de vente.
Cela étant, Audi comme MINI proposent tous les deux des transmissions intégrales sur certaines de leurs variantes.
Un avantage dans certains cas pour elles…


Le système Quattro est tout naturellement exploité par certaines versions de l’Audi Q2.


La Mini Countryman All4 utilise un système moins complexe que le x-Drive de BMW et les ventes de cette variante quatre roues motrices ne représentent qu’un peu plus de 20% des ventes totales du Countryman. 

DS pourra toujours répliquer qu’à défaut de transmission intégrale, la nouvelle plateforme française autorisera dès l’an prochain la production, toujours à Poissy et sur la même plateforme modulaire, d’une version DS3 Crossback “E-TENSE” 100% électrique (ci-dessous).

Pascal Beziat, directeur du projet DS3 Crossback explique que “la DS 3 Crossback inaugure une nouvelle plateforme multi-énergies baptisée CMP pour Common Modular Platform. Ce choix permet de proposer aux clients aux côtés de l’offre thermique un groupe motopropulseur tout électrique, sans perte de prestations ni de volume dans l’habitacle ou dans le coffre ! D’autres avantages sont bien entendu liés à cette nouvelle plate-forme : en plus d’être optimisée et allégée (- 30 kg en moyenne grâce à des matériaux innovants comme l’acier à très haute limite élastique, l’aluminium, ou les composites) par rapport aux générations précédentes, elle offre une plus grande modularité en longueur, largeur, hauteur et diamètres de roues, et donc une habitabilité préservée. Un dernier point : avec toutes ces nouveautés, la plateforme va permettre à la nouvelle DS d’offrir plus de dynamisme et d’agilité à la conduite, dont du plaisir de conduire et du confort.”

La plateforme permet ainsi d’accueillir une chaîne de traction avec moteur thermique (essence ou diesel) ainsi qu’une chaine de traction 100% électrique sur la même ligne de montage dans l’usine de Poissy et ce, selon les demandes des clients. Une manière agile pour répondre aux évolutions du marché et accompagner la transition énergétique. Cette version 100% électrique sera disponible dès le second semestre 2019 avec une motorisation électrique performante : plus de 300 kilomètres d’autonomie et la possibilité de recharger 80% de la batterie en 30 minutes. A ces performances s’ajoute celle d’une habitabilité préservée grâce à l’intégration ingénieuse de la batterie sous la plateforme.

 

 

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