Tout sur la SLS. Mais pas la Mercedes… Il est plutôt question de la reconquête lunaire ! (VIDEOS/ENGLISH)

Photos et vidéos : NASA

Alors que la NASA célèbrera les 50 ans des premiers pas sur la Lune le 20 juillet prochain, les regards se tournent non pas vers le passé, mais vers le futur. Et le futur, c’est un univers qui plait beaucoup à LIGNES/auto ! Alors délaissons un moment les voitures électriques connectées et autonomes pour évoquer un programme autrement plus incroyable !

La NASA l’a annoncé depuis quelques temps déjà : l’Amérique enverra de nouveaux des astronautes américains sur la Lune en 2024. Il ne s’agira pas d’un objectif mais d’une transition vers des voyages encore plus lointains, avec Mars en vision dans les années 2030.

Ci-dessus, l’ambition de la NASA de retourner sur la Lune d’ici à cinq ans…

Pour ce faire, TOUT a été repensé : la fusée ne sera bien sûr pas la grande Saturn V qui a envoyé 12 hommes sur la Lune, mais un tout nouvel engin dénommé SLS que nous présentons aujourd’hui. Le module qui est perché tout en haut de cette énorme fusée de près de 100 m de hauteur embarque 4 astronautes, un de plus que lors des missions Apollo. De plus, ses ressources de propulsion sont sans commune mesure avec Saturn V. Il a fallu revoir la fusée, le module des astronautes, le pas de tir et tant d’autres missions qui ont d’ores et déjà commencées.

Les essais des quatre moteurs RS-25 se sont parfaitement déroulés. La NASA dispose de seize unités lui permettant d’envisager les quatre premières missions. Car l’homme ne fera pas partie de la première mission de l’année prochaine, si les délais sont tenus. Cette première mission sera celle des essais du nouvel ensemble Orion situé tout en haut de la fusée et embarquant le modules des astronautes et les équipements prévus pour se poser sur la Lune.


Pour s’extraire de la gravité terrestre, la fusée SLS a besoin de 2 441 000 litres de CH2 à moins 217 degrés et 891 000 litres de LOX à moins 147 degrés. 

Une deuxième mission, toujours sans équipage, aura lieu en 2022 et la troisième, la même année, permettra de simuler l’alunissage qui devrait être confirmé par la quatrième mission de 2023 qui embarquera un Rover et le déposera sur le sol lunaire. L’homme ne devrait intervenir qu’en 2024 avec la cinquième mission. Il faudra attendre encore quelques années, 2028, pour que les missions d’implantation de bases lunaire aient lieu pour assurer des séjours de longues durées aux équipages.

Enfin, à l’horizon 2030-2035, la NASA vise la planète Mars avec une technologie adaptée de la fusée SLS et de son ensemble Orion transfiguré pour que ses passagers puissent vivre six mois au moins à bord…


La fusée SLS mesure 98 m de hauteur, contre 110 m pour la Saturn V qui a envoyé les hommes sur la Lune et seulement 56 m pour la navette spatiale.

Pour l’heure, les travaux de construction de deux nouveaux pas de tirs sont en cours, comme l’assemblage de la SLS. L’homme va revenir sur la Lune, non pas pour s’y arrêter, mais pour faire une étape vers de plus lointaines destinations. Le programme global compterait aux total plus de 35 lancements et ferait de la Lune un “avant-poste” pour les futures explorations.

Derrière ces explorations, il y a bien sûr une dimension… politique ! Rappelons-nous que Kennedy avait poussé l’Amérique à aller sur la Lune pour coiffer l’Union Soviétique sur le fil pendant la Guerre Froide. Cette fois, c’est le vice-président Mike Pence qui a ordonné à la NASA de retourner sur la Lune d’ici 2024.

Mais que se passera-t-il si le Président Trump perd sa réélection en 2020 ? Car le financement de ce plan “vers la Lune et au-delà” coûte cher et même si le budget de la NASA culmine chaque année à près de 20 milliards de dollars, il en manquerait 4 à 6 de plus chaque année pour boucler le projet. Soucis auxquels il faut ajouter le retard pris par Boeing dans la fabrication d’éléments de la fusée SLS. Alors, des hommes sur la Lune en 2024 ? Plutôt en 2026-2028, en admettant que le Président Trump – qui veut que l’Amérique retourne sur notre satellite – soit réélu…

 

 

Ci-dessous, quelques vidéos du site officiel de la NASA concernant ce programme “Explore Moon to Mars” :

 

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