DS E-TENSE PERFORMANCE : de la dynamite dans un écrin recyclé !

Christophe Bonnaud

On pourrait trouver dans la boîte à gant de la DS E-TENSE PERFORMANCE quelques barres d’Ovomaltine ! Et j’ai plus de huit secondes – heureusement -, pour écrire que cet engin, c’est effectivement comme dans la pub, de la dynamique ! Voici le nouveau concept DS et première surprise, il réhabilite le concept E-TENSE de 2016 en changeant certes beaucoup, tout en restant largement identifiable. Étrange pour un concept-car !

Tous les visuels DS E-TENSE Performance sont de Laurent Nivalle

Le recyclage est une tendance lourde, mais on ne l’imaginait pas à ce point ! Il faut dire que ce prototype veut faire passer un message par le biais de son architecture technique plutôt que par ses lignes. D’où son nom de DS E-TENSE (2016) auquel DS a ajouté « Performance ». D’ailleurs, ce n’est pas officiellement un concept-car, c’est un « laboratoire très hautes performances ».

Voir notre sujet “DS E-TENSE 2016 face à la DS E-TENSE PERFORMANCE 2022” ici : http://lignesauto.fr/?p=23941

Sa coque carbone rassure par sa sécurité, car l’engin accueille deux moteurs électriques d’une puissance cumulée de 815 ch et, évidemment, quatre roues motrices. Cette recherche de la puissance couplée ici à une nouvelle batterie (conçue en partenariat avec TotalEnergies) nous fait penser aux ingénieurs qui mirent au point la SM courte avec ses 340 ch au début des années 1970 (*), pour tester jusqu’où une traction pouvait aller en termes de tenue de route. Autres temps, autres mœurs, mais la volonté est identique.

Les travaux menés avec ce prototype serviront le développement des futures DS 100% électriques – dès 2024 – comme ceux de la SM prototype ont défriché des solutions novatrices pour des tractions performantes. Ce laboratoire a été conçu intégralement par DS Performance et concrétise le lien qui existe entre DS Performance sur les pistes du championnat du monde de Formule E et la série. Thomas Chevaucher, directeur de DS PERFORMANCE précise que « l’objectif est d’appliquer l’expérience acquise en Formule E, et l’expertise que nous tirons de nos titres internationaux, à un projet qui préfigure la haute performance électrique de demain. C’est un laboratoire qui nous servira à analyser le comportement des composants et à les mettre au point en vue d’une future industrialisation. L’idée est aussi de trouver des solutions pour baisser leurs coûts, les rendre plus faciles à fabriquer et envisager les applications dans des modèles de série. Les prochaines générations de la gamme E-TENSE bénéficieront de ces développements. »

A partir de 2024 – soit huit ans après la présentation du premier concept-car E-TENSE – toutes les nouveautés de la gamme DS seront électriques. Côté design, DS ne mentionne pas le précédent concept de 2016 qui a pourtant servi de base à l’élaboration de ce prototype. On retrouve effectivement les grandes lignes du coupé de 2016, à l’exception de sa proue et d’autres détails.

DS précise cependant que le style de la nouvelle DS E-TENSE PERFORMANCE dévoile des indices sur le style des futures créations, notamment par sa face avant qui reprend les thèmes de celle de la DS ASL de 2020 avec une surface d’expression à la place de la calandre. Ce traitement accompagne le logo DS Automobiles dans un effet tridimensionnel avec une séquence spécifique de bienvenue.

Voir notre sujet “DS E-TENSE PERFORMANCE face à la Porsche Mission R” ici : http://lignesauto.fr/?p=23876

De part et d’autre, de nouveaux feux de jour, dessinés avec une finesse extrême, donnent une belle envergure à l’ensemble constitué de 800 LEDS. Deux caméras complètent l’identité visuelle de ce laboratoire, permettant entre autres l’acquisition de données utiles.

(*) En 1971, le bureau d’études Citroën raccourcit quelques SM (voir ci-dessous). Le premier prototype mesure 4,35 m au lieu de 4,89 m, et son moteur 3 litres à quatre soupapes par cylindre développe 340 ch, pour une vitesse de pointe de 280 km/h en traction. Le plus connu de ces prototypes demeure celui peint en jaune rouge et noir qui a effectué de nombreux essais sur les pistes Michelin. Et pas seulement pour mettre au point des tractions à plus de 340 ch, mais aussi pour développer l’anti-roulis qu’on retrouvera en 1996 (!) sous une architecture différente avec la Xantia V6 Activa.

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