Rétromobile vu par LIGNES/auto (partie 1)

Vous le savez désormais, LIGNES/auto ne fait rien comme tout le monde…
Voici un regard différent en trois parties sur quelques voitures, objets ou équipements que LIGNES/auto considère comme des pépites.
Une sélection subjective, assumée et néanmoins pleine d’enseignements.

Belle visite 🙂

 

LA GUERRE

Cette Alfa Romeo 8C 2900B Touring Berlinetta est la star de la vente d’Artcurial qui aura lieu le 8 février. Si l’Alfa Romeo 8C 2900 fut produite à moins de 50 exemplaires, la déclinaison Berlinetta ne le fut qu’à 5 unités et voici donc la seconde produite, restée 40 ans dans la même famille. Estimation : entre 16 et 22 millions d’euros. Cette Alfa Romeo était avant-guerre la plus rapide des voitures de l’époque mais 1939 condamna la belle Rouge. L’Europe allait hélas elle aussi rougir. De la couleur du sang…

 

LA PLAGE

Cette 4CV Rio aux airs de voiture de plage est une vraie rivale de la Fiat 500 (ou 600) du même acabit. Une petite cinquantaine d’exemplaires a été produite et, côté tarif, on se mélange un peu les pinceaux. Affichée plus de… 220 000 euros sur le stand d’Artcurial, elle se rattrapait heureusement sur le catalogue avec un prix oscillant entre 45 et 65 000 euros. Quand même !

 

LA FRANCE

Cocorico ! Voici la voiture avec laquelle Maurice Trintignant a gagné son premier Grand Prix. Cette belle et douce française, désirable en tous points est estimée à un tarif de 4 à 4,5 millions d’euros.

 

LA FRANCE EN MORCEAUX

Les Bugatti sont une nouvelle fois nombreuses à Rétromobile mais il est désormais possible d’en acquérir en… morceaux. Pas totalement restaurée, pas totalement complète ou pas totalement référencée, la Bugatti est un animal surprenant qui éveille le doute, l’envie et ne supporte aucune faiblesse dans la connaissance des pedigree de chacun des exemplaires de la race. Alors pour les néophytes, il suffit de regarder, d’observer, d’imaginer le bruit du maillet sur l’aluminium, celui de la fusion des matériaux pour couler les carters et toucher ce volant en bois que de grands ou d’anonymes gentlemen drivers ont touché voici désormais plus de 80 ans…

 

L’ODEUR

Il y a le bruit mais aussi l’odeur. J’ai eu la chance lorsque j’étais môme, de monter à bord d’une Alpine A110. Ce ne sont ni les performances, ni le bruit, ni la position du siège au ras du sol qui émerveillèrent le gamin que j’étais, mais l’odeur. La colle, les matériaux composites de l’époque, tout concourrait à me rendre malade -comme passager- avec ces virages et courbes qui me sautaient à la figure et la clope que tonton tenait à bout de doigts. On a le droit d’être malade en voiture quand on est môme, même en Alpine ! Aujourd’hui, cette odeur cote entre 70 000 et 100 000 euros.

 

LA CLOPE AU BEC

La clope, Guy Ligier l’avait également souvent au bec et les Gitanes d’alors affichaient leur logo écrit dans une police si seventies. Elles étaient belles les premières Ligier sponsorisées par la SEITA ! Celle-ci à perdu son énorme prise d’air en 1977 pour des raisons de réglementation. La belle Gitane dansante a alors disparu de cette cheminée alimentant en air le V12 Matra – hurlant – de la F1 française. Il semblerait que la Gitane était un chat noir car les Ligier gagnèrent après son éviction, notamment les deux premiers GP de la saison 1979 !

 

LE GRAND BLOND A LA CHAUSSURE LOURDE

Belle année que cette année 1979 car après un début de saison fabuleux aux couleurs des Ligier victorieuses, ce fut au tour de Renault avec son V6 biturbo cette fois (après le gros turbo des années précédentes) de remporter son premier Grand Prix, en France qui plus est, avec le grand Jean-Pierre Jabouille au guidon ! J’avais 18 ans, tout juste le permis et avec ma R5 “prix et le levier de vitesses au plancher”, je m’étais rendu sur le circuit de Dijon Prenois où eut lieu le triomphe de la F1 française. Ça marque…

 

SUPRISE

Un an plus tôt, à l’occasion du salon de l’auto de Paris, Renault dévoile une maquette de la R5 Turbo. C’est une immense surprise même s’il faudra attendre deux ans pour voir le projet aboutir à une voiture de (petite) série. C’est le designer français Marc Deschamps, alors chez Renault, qui œuvra en partie sur ce projet avec une maquette réalisée et suivie par ses soins au coeur même de la carrozzeria Bertone. Le combiné d’instrumentation disposait d’aiguilles branchées sur les virages : elles penchaient à droite dans les courbes à gauche. Et inversement. La qualité n’était pas le maître mot de la production française dans les années 1980… Quant au volant avec ses branches en “L”, il suscita la risée des essayeurs de l’époque. Mais quel engin, quel engin !

 

FAST AND FURIOUS

Helmut Marko et Gijs van Lennep remportent les 24 Heures du Mans 1971 au volant de cette Porsche mythique, la 917 K. Ils précèdent une autre 917 de deux tours alors que la première Ferrari – sur le podium – est humilié à 31 tours de la n°22. Cette dernière gagne la course à la vitesse moyenne ahurissante de 222 km/h… Il n’y avait pas de chicane dans la ligne droite des Hunaudières et il fallait de grosses “cojones” pour tenir 24 Heures à cette vitesse…

A SUIVRE : RETROMOBILE VU PAR LIGNES/auto (PARTIE 2)

 

 

 

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