Ferdinand Piëch est mort.

Petit-fils de Ferdinand Porsche créateur de la marque éponyme, cousin de Wolfgang Porsche avec lequel il bataillera toute sa vie durant, Ferdinand Piëch s’est éteint dimanche dernier à l’âge de 82 ans, subitement d’après le communiqué rendu public par son épouse, Ursula Piëch.

Né à Vienne en 1937 alors que le projet de la voiture du peuple prend racine grâce à Ferdinand Porsche, Ferdinand Piëch restera à jamais l’emblématique patron qui a su donner une extraordinaire dimension au groupe Volkswagen, qu’il dirigea avant d’en céder la direction en 2002. Il restera au conseil de surveillance jusqu’en 2015 et quitta bien malgré lui son “enfant”, juste avant la crise du dieselgate. Une chance, malgré tout ?

C’est notamment sous son impulsion que le groupe Volkswagen va acquérir les marques Bugatti et Lamborghini, après que lui-même a embarqué Audi sur la voie d’un constructeur que l’on n’appelait pas encore “premium” .

Avec Audi, il va pousser les curseurs de la technologie, de l’aérodynamique et de la qualité. Ses deux modèles emblématiques chez ce constructeur resteront l’Audi coupé Quattro de 1980 (ci-dessus) avec sa transmission intégrale “routière” et l’Audi 100 de 1982 avec son aérodynamique léchée.

Mais d’autres produits restent marqués de son empreinte, comme la Porsche 917 (ci-dessus) ou encore, plus près de nous, l’incroyable VW XL1 issue de prototypes consommant un litre aux 100 km (ci-dessous).

On se souviendra de on combat pour contrer son cousin Wolfgang Porsche en 2007. Wolfgang ambitionnait ni plus ni moins que Porsche gobe le géant Volkswagen. L’affaire aurait pu aboutir si Ferdinand Piëch n’avait usé de toutes ses resources pour que finalement, ce soit l’inverse qui arrive avec un Porsche intégré de façon pérenne au sein du groupe Volkswagen. Outre ce combat, on retiendra ici -sur un site de design-, son indéfectible amitié qui le liait à Giorgetto Giugiaro.

Cette amitié eut de belles conséquences pour le designer italien avec, dans un premier temps, l’exécution de nombreux prototypes de Bugatti après que Piëch a récupéré la marque française au sein du groupe VW. Ci-dessus, la maquette de la Bugatti EB118. Et, plus tard, lorsqu’il s’est agit pour Giugiaro d’assurer la pérennité d’Italdesign, Audi fit le nécessaire pour “l’ami de Ferdinand”…

Ferdinand Piëch aura vécu plusieurs vies : celle d’un redoutable manager, celle d’un ingénieur avant-gardiste, celle d’un concepteur dans l’âme…
Des vies dédiées à 110 % à l’automobile.

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