Bienvenue à bord de la Citroën AMI ONE (3/5)

La Citroën AMI ONE est née de l’idée d’associer à l’aube des années 2020 la simplicité de la Deuche de l’après-guerre à notre Smartphone qui peut aujourd’hui tout faire : communiquer, payer, montrer, photographier, nous connecter, etc.
Justement, nous connecter : c’était évidemment l’un des briefes du lancement du programme comme nous le rappelle le responsable des intérieurs de Citroën, Jean-Arthur Madelaine Advenier.

« Notre brief de départ était d’aller vers un objet non automobile mais connecté. On voulait s’adresser à une clientèle qui n’a pas forcément le permis de conduire. Il fallait donc que l’ensemble soit intuitif et que vous retrouviez à bord d’AMI ONE un peu le système des objets connectés que vous pouvez par exemple installer sur votre vélo. »

Avant cela, évoquons ce tableau de bord où, dieu merci, il y a un volant ! Les voitures autonomes nous en privaient jusqu’alors !
J.A-M.A : « Il n’y a pas vraiment de planche de bord. Nous sommes dans un espace très dégagé. Nous avons implanté face au conducteur une sorte de vigie, comme dans un sous-marin, sur laquelle on dispose de tous les éléments dédiés à la conduite. »

Ce qui saute aux yeux, c’est cette boîte dans laquelle vient s’insérer notre Smartphone…
J.A-M.A : « C’est le drive-Pod. L’idée est toute simple : vous avez toute la technologie nécessaire aujourd’hui dans votre Smartphone pour faire fonctionner ce véhicule. Dès lors, pourquoi implanter cette technologie à bord et apporter une redondance technologique ? Vous disposez d’un simple écran, d’un compteur de vitesse, d’un volant avec deux push, d’un bouton de warning très visible comme on en trouve pour arrêter les machines-outils. Tout le reste, toute l’intelligence connectée, vous le possédez déjà dans votre Smartphone. Vous entrez à bord, vous posez votre téléphone dans le drive-Pod qui ouvre l’application et le programme. C’est le téléphone qui devient le combiné, comme un assistant personnel. Par un effet loupe, l’écran du Smarphone est projeté comme une vision tête haute face au conducteur. »

L’interface homme-machine d’AMI ONE  a donc été pensé tel un assistant personnel. Son interaction optimisée avec le conducteur s’opère à partir des 2 boutons situés sur le volant : une commande vocale pour appeler l’assistant, et un menu défilant pour naviguer d’une application à l’autre.

Et à droite du drive-Pod, que trouve-t-on ?
J.A-M.A : « On a associé une enceinte nomade Bluetooth, très intuitive. L’ensemble du drive-Pod enfante quelque chose de très simple et à la fois très techno. »

Nicolas Michel nous rejoint. Ce designer de l’IHM possède sur son Smartphone la fameuse application.  Mais moi qui ne l’ai pas encore, comment puis-je utiliser l’AMI ONE ?
N.M. : « C’est tout simple : vous avez un QR-Code sur le montant de la portière. Il suffit de le flasher pour disposer de l’application. » Cette dernière vous permet de savoir où est votre Ami One et son graphisme est très jeune et communique avec vous par l’intermédiaire de « bulles » de BD !

Après avoir chargé l’appli, je peux donc accéder à bord. Et puis ?
N.M. : « Nous voulions une continuité entre l’extérieur et l’intérieur. Vous utilisez votre téléphone à l’extérieur de l’AMI ONE et dès que vous entrez à bord, vous le placer dans le drive-Pod, il se connecte et devient une ‘Head up and display’. »

Et si je reçois un appel pendant que je conduis avec mon téléphone qui me sert d’instrumentation, que se passe-t-il ?
N.M. : « Il y a une « bulle » d’information qui vient se greffer sur l’écran de manière discrète. On choisit de répondre ou non grâce aux deux ‘push’ sur le volant ou plus simplement encore, par synthèse vocale. »

Question toute simple : et si j’ai oublié mon téléphone, je n’ai plus d’instrumentation ?
N.M. : « Si bien sûr, l’AMI ONE est dotée d’un écran tout simple avec l’information légale de vitesse !

L’esprit Deuche est réinterprété dans un univers d’aujourd’hui hyper connecté mais l’AMI ONE conserve de son aïeule une simplicité enfantine ! Comme pour les sièges par exemple. Jean-Arthur Madelaine Advenier m’explique ce qu’il a voulu pour ce petit engin très franchouillard.

J.A-M.A : « Pour les sièges, on s’est inspiré du cannage des sièges de bistrots parisiens. La problématique était de concevoir des sièges robustes, facilement lavables et iconiques. Ce sont les mêmes contraintes que pour le mobilier d’extérieur, dans les jardins notamment. Nous avons travaillé avec une start-up française : studio Plott: https://www.studioplott.com. La réalisation consiste en une dépose successive d’un fil chaud sur lequel on projette avant refroidissement un flocage. L’ensemble est résistant et plutôt sympathique ! Ce côté simple collait au concept. »

Il n’y a pas de planche de bord en face le passager mais un vaste rangement…
J.A-M.A : « On a voulu une niche pour poser son sac de course, voire son… chien ! Elle a la taille d’une valise cabine. »

J’ai souvenir que sur les premières études de planche de bord de la Cactus sans rien devant le passager, le client avait des craintes ?
Frédéric Duvernier : « Ce sentiment d’insécurité à l’époque venait surtout des matériaux laqués, froids. Nous ne sommes pas dans le même cas de figure avec AMI ONE. »

Le mobilier à bord est plutôt dépouillé et simpliste !
F.D. : « Nous nous sommes inspirés des matériaux que l’on trouve dans les cabines d’avions ou les métros modernes. Nous voulions là encore quelque chose de simple à nettoyer. L’AMI ONE peut être une voiture partagée, il faut qu’elle soit simple à entretenir. »

Il n’y a pas de manivelle pour les vitres ?
F.D. : « Là encore, on a cherché la simplicité. Il y a une commande en bas de la vitre pour la décrocher ou la remonter. Il n’y a pas de position intermédiaire. »

Un petit goût de Deuche on vous dit…

 

AMI ONE EST COLORÉE !

L’orange a été choisi pour la dominante extérieure car c’est une teinte très visible en ville.
A l’extérieur, les subtiles touches de bleu annoncent une fonction.
A l’inverse, à bord le bleu domine et les fonctions sont de couleur orange.

 

Voir également sur ce site : 
-L’AMI ONE vue par Frédéric Duvernier, responsable des concept-cars Citroën (1/5)
-L’AMI ONE vue par Pierre Icard, son designer extérieur. (2/5)
-Il y a dix ans, LIGNES/auto anticipait le retour du nom “AMI” ! (4/5)
-Les grands mères de l’AMI ONE vous saluent ! (5/5)

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